Orchestre de chambre de Paris
Thomas Hengelbrock direction
Christian Tetzlaff violon
Maîtrise de Radio France
Le répertoire en majesté de Bach à Franck Martin sous la baguette de Thomas Hengelbrock.
Dates
Bach Chorals BWV 159, 265, 105, 185, 56, 325
Martin Polyptyque, six images de la Passion du Christ, pour violon solo et deux petits orchestre à cordes
Mendelssohn Symphonie no 5 op. 107 « Réformation »
En quelques mots
La découverte, à douze ans, de la Passion selon saint Matthieu de Bach fut une révélation pour Frank Martin. En 1973, lorsque Yehudi Menuhin lui demande d’écrire un concerto pour violon, le compositeur avoue craindre de ne pas se hisser à la hauteur des chefs d’œuvre laissés par Bach dans le genre. La découverte du polyptyque de Duccio, à Sienne, débloque son inspiration, et il imagine une suite d’images qui retranscrivent divers épisodes de la Passion, dans laquelle deux orchestres à cordes répondent au violon soliste. Interprétée avec Christian Tetzlaff, l’œuvre est donnée en alternance avec des chorals de Bach qui ponctuent ce chemin de croix. Thomas Hengelbrock rappelle régulièrement que le violon dans le Polyptyque représente le Christ. Mendelssohn nourrissait également un grand amour pour Bach que Debussy appelait « notre père à tous », et la Symphonie « Réformation » est écrite peu après sa recréation de la Passion selon saint Matthieu en 1829. Elle célèbre le tricentenaire de la Confession d’Augsbourg, et s’achève notamment sur le choral « Ein’ feste Burg ist unser Gott », aussi employé par Bach.
Coproduction Théâtre des Champs-Élysées | Orchestre de chambre de Paris